02 mars 2026
Si vous faites partie de mes contacts, ça ne vous a pas échappé, je n’ai plus de téléphone.
Ou pour être davantage précis, on me l’a volé.
Le délit a eu lieu dans le métro samedi soir après ma journée à la radio.
Je ne me suis aperçu de rien, je n’ai rien senti.
Même pas le temps de crier “au voleur” ou de courir à sa poursuite.
C’est horrible à dire, mais le pickpocket a bien fait son boulot.
Sur le moment, franchement, j’étais mal. Pas seulement à cause du prix du téléphone, qui en plus était un cadeau… mais surtout à cause de tout ce qu’il contenait : des photos, vidéos, messages, notes, recherches, enregistrements, souvenirs, applications utilitaires, données confidentielles. En une poignée de secondes, quelqu’un avait glissé sa main dans ma poche… et mon téléphone, outil de travail, lieu de mémoire à la fois professionnelle et personnelle, avait disparu.
À la contrariété, très vite, s’est ajoutée la culpabilité avec tous les traditionnels auto-reproches. “Sam, sérieux, t’aurais dû mettre ton téléphone ici plutôt que là. Pourquoi t’as rien senti ? Et si t’avais pris cet itinéraire plutôt que celui-là, t’aurais sûrement encore ton téléphone !”
Bref, j’ai porté plainte, signalé le vol aux transports en commun lyonnais, fait le nécessaire pour désactiver mes comptes perso et après avoir géolocalisé l’appareil du côté de Vaulx-en-Velin, j’ai dû me résoudre à cette triste conclusion : à moins d’un miracle – et pourtant j’y crois encore –, je ne retrouverai pas mon téléphone.
Du coup, après une petite nuit et un dimanche passé à l’église, me voici face à la plage blanche de l’édito. Alors, est-ce que je leur raconte ma vie trépidante ou est-ce que je pars sur l’actualité brûlante des frappes militaires au Proche et Moyen-Orient ? Et bien les deux mon colonel !
Ce qui m’a frappé, c’est la facilité avec laquelle on peut se faire voler sans même parfois s’en apercevoir. En pensant à ce téléphone disparu, j’ai songé aussi à ces vols d’une autre envergure. Comme celui de la liberté qu’on confisque petit à petit à des peuples entiers.
Ces derniers jours, immanquablement les regards se tournent vers l’Iran. Depuis des décennies, des hommes et des femmes y ont vu leur liberté de plus en plus restreinte, jusque dans la violence et le sang. En 1979, on pensait que le départ du Shah marquerait la fin de la répression et de la dictature. Que nenni, l’ayatollah Khomeini est arrivé, un tyran en chassait un autre et peu à peu, le régime des mollahs s’est durci, devenant de plus en plus répressif et violent envers sa propre population. Depuis des années, beaucoup d'Iraniennes et d’Iraniens, malgré la peur, espèrent et revendiquent avec courage ce qui leur a été volé. Aujourd’hui, Ali Khamenei est mort. “Le mal qu’il avait projeté contre les Juifs est retombé sur sa propre tête” pour reprendre un extrait du livre d’Esther et même si la situation reste instable, même si Israël doit faire face, avec résilience, à de nombreuses frappes de représailles, on ne peut que se réjouir pour le peuple iranien de ce pas en avant vers une liberté retrouvée.
Mais la guerre ne sévit pas qu’au Proche-Orient, elle se joue aussi malheureusement dans notre être intérieur lorsque l’on se fait dérober – parfois en toute discrétion – notre paix et notre joie. Les pickpockets ne sont pas anonymes, ils ont pour nom “soucis”, “inquiétude”, “comparaisons”, “informations anxiogènes en continu” ou “peur de l’avenir”. On les laisse petit à petit nous approcher et sans crier gare, on réalise un matin qu’on s’est laissé voler quelque chose d’essentiel.
Alors quel est le secret pour ne pas se laisser plumer face aux circonstances défavorables ?
La Bible nous donne 3 clés pour garder en sécurité, bien protégées, notre joie et notre paix.

"Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous" nous écrit l'apôtre Paul depuis… sa prison ! Preuve que la joie que Jésus donne n’est pas liée au confort des circonstances mais à la solidité de notre relation avec lui. Pourtant privé de sa liberté, Paul n’en était pas moins reconnaissant envers Dieu pour tout ce qu’il avait encore.

Deuxième clé, encore une recommandation de Paul : "Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu… et la paix de Dieu gardera vos cœurs". Oui, déposer avec confiance ses sujets d'inquiétude aux pieds de Jésus dans la prière, voilà un autre excellent moyen de ne pas se laisser voler sa paix.

Enfin, troisième clé : le choix de nos pensées. "Que tout ce qui est vrai, honorable, juste, pur… soit l’objet de vos pensées". Car si on ne maîtrise pas toujours ce qu’il nous arrive, on peut apprendre à filtrer ce qu’on laisse tourner en boucle dans notre esprit. Nourrir son âme de vérité plutôt que de peur, c’est fermer la porte au voleur intérieur, celui qui “ne vient que pour dérober, tuer et détruire”.
Alors pour résumer, en ce début de semaine, ne laissez personne vous voler votre joie et votre paix. Protégez-les par la reconnaissance. Entretenez-les par la prière. Défendez-les par des pensées justes. Ancrez-les dans une espérance en Jésus plus grande que vos circonstances.
Car s’il y aura, hélas, toujours des pickpockets dans le métro, il n’y a aucune raison de leur laisser aussi votre cœur.
Excellente journée sur ESSENTIEL radio !