19 janvier 2026
J’ai eu beau expliquer à tout le monde que ma coupe de cheveux au style faussement négligé était tendance, rien n’y a fait et j’ai fortement été encouragé à passer chez le coiffeur il y a quelques jours. Donc voilà, c’est fait, j’ai une nouvelle coupe même si ça a échappé à beaucoup d’monde ! Oui, parce qu’il était quand même hors de question de me faire ratiboiser.. trop court, non merci !
N’empêche qu’à l’occasion de ce passage sous les ciseaux, j’ai appris qu’en janvier, les salons de coiffure voyaient leur nombre de rendez-vous exploser et qu’apparemment il y avait une certaine tendance à changer de look capillaire et à raccourcir ses longueurs en début d’année. Une démarche en réalité peu anodine, liée à une envie de renouveau pour notre apparence.
En gros, c’est “Nouvelle coupe pour une nouvelle vie” : notre nouvelle coiffure, couleur, frange, brushing, dégradé, c’est tout simplement le symbole d’un nouveau départ : on coupe ses cheveux pour faire table rase du passé et se libérer des “énergies négatives” comme disent certains. Bien plus qu’une question esthétique, cette volonté de passer sous les ciseaux ou la tondeuse serait révélatrice d’une quête profonde de transformation, d’une“ "transition de vie" ou d’un processus de “libération d’une histoire de vie”, selon les termes des psychologues. Pour le dire plus simplement, on peut ausi reprendre cette célèbre formule signée Coco Chanel : « Une femme qui coupe ses cheveux est sur le point de changer sa vie. » ou encore cette expression populaire : “Big change needs big cut”, traduisez : un grand changement exige souvent une grande coupure.
Mais alors, question : si dans les faits, on constate effectivement que souvent, prendre rendez-vous chez le coiffeur correspond à une étape ou à une rupture dans sa vie - fin des études, nouveau travail, mariage, deuil, séparation… - , n’y aurait-il pas besoin en ce début d’année de couper davantage que quelques centimètres de cheveux ?
La question n’est évidemment que rhétorique car, vous comme moi savons bien qu’il y a beaucoup de choses dans nos vies qui nécessiteraient une bonne coupe ! De mauvaises habitudes à retrancher, des fréquentations toxiques à couper, de dangereuses addictions dont on voudrait être débarrassé, mais aussi des peurs qui nous paralysent, des blessures que l’on traîne, des traits de caractères qui nous empoisonnent… la liste est longue de tout ce que nous avons besoin de couper pour un véritable changement, autre que seulement capillaire.
Et de la même manière qu’on se coupe rarement soi-même les cheveux, on a aussi besoin de laisser la main à quelqu’un de qualifié pour opérer cette transformation et retrancher de nos vies tout ce qui est superflu ou nocif.
Oui, comme un arbre a besoin d’être taillé, et une vigne d’être émondée, nous avons aussi besoin de laisser Dieu nous montrer ce qui doit être coupé dans nos vies et lui demander son aide. Faute de quoi, c’est nous qui risquons d’être retranché. Vous l’avez compris, couper ou être coupé, telle est la question ! Et pour vous convaincre que cette alternative est bien plus biblique que shakespearienne, je vous laisse méditer sur ce verset de l’évangile selon Matthieu : “Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi; car il vaut mieux pour toi subir la perte d’un seul de tes membres périsse, que de voir ton corps entier jeter en enfer”
et puis ce autre verset de l’évangile selon Jean : Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, Dieu le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit.
Très bonne journée à tous sur ESSENTIEL radio !